déc 01 2011
Le Sida, 30 ans après
Aujourd’hui, c’est la journée mondiale du SIDA. Je me rappelle encore la première fois qu’elle a été lancée, l’engouement que ça avait été. 30 ans après la découverte du virus, trop de personnes meurent encore du SIDA.
Pour rappel, le SIDA (Syndrome d’ImmunoDéficience Acquis) a été découvert en juin 1981 notamment chez les homosexuels. Très rapidement, à la fin de cette même année, nous découvrirons que ce virus touche également les femmes et les drogués. En 1982, nous découvrirons que le SIDA peut se transmettre par voie sexuelle. Très rapidement, de nombreux cas sont alors répertoriés à travers le monde permettant ainsi d’énumérer les voies de transmission de ce virus que 30 ans après, nous ne maîtrisons toujours pas. A noter que le SIDA sera le premier virus à faire l’objet d’un débat à l’assemblée générale des Nations Unies.
A cet époque, l’apparition de ce virus provoque une peur de l’inconnu et de la contamination. Ainsi, en 1987, lorsqu’une grande partie de la population pense pouvoir contracter le virus rien qu’en touchant les personnes atteintes du SIDA, Lady Di, Princesse de Galles, s’assoit et prends la main d’un des malades, donnant un souffle d’espoir à tous les malades depuis reniés.
En 1991 apparaît le fameux ruban rouge. Il sera le symbole international de solidarité envers le SIDA. Pour comprendre ses origines, il faut revenir en 1917, quand la chanson « Round her neck she wears her yeller ribbon» , signifiant « Elle portait un ruban jaune autour de son cou» , écrite et composée par Georges Norton, fait son apparition. Très rapidement, le jaune rappelant les uniformes des soldats américains (notamment parce les films hollywoodiens à l’époque représentaient la cavalerie américaine avec un foulard jaune et bleu marine), cette chanson devint un chant populaire dans l’armée.
La première personne qui utilisera le ruban jaune sera Penney Laingen en 1979, épouse de l’ambassadeur américain Laingen pris en otage en Iran, qui attachera un ruban jaune autour d’un arbre dans l’espoir de retrouver son mari, comme l’évoque si bien la chanson:
‘Round her neck she wears a yeller ribbon,
She wears it in winter and the summer so they say,
If you ask her « Why the decoration?»
She’ll say « It’s fur my lover who is fur, fur away.
Avec la guerre du Golfe en 1991, le ruban jaune réapparaît en soutien aux soldats. De cette représentation sera inspiré le fameux ruban rouge du SIDA à cette même époque. Bien évidemment, vous vous doutez bien que la médiatisation de ce ruban y est pour quelque chose et c’est Jérémy Irons qui l’arborera au Tony Awards pour la première fois.
Après 1991, plusieurs recherches se feront, mais aucune d’entre elles ne permettra de donner le jour à un vaccin, malgré les nombreux essais effectués. En revanche, elles permettront de découvrir comment diminuer les risques de transmission notamment de la mère à l’enfant.
Et en 2011, qu’est ce qu’on propose?
A Paris, plusieurs actions sont menées pour cette journée. La plus médiatisée est sans doute l’opération « Café Capote» dans plus de 300 cafés partenaires dans les 3ème, 4ème, 9ème, 10ème, 18ème, 19ème et 20ème arrondissements avec la distribution de 130 000 préservatifs gratuits pour l’achat d’un café.
Nous avons également l’exposition « Sex in the City» à Place de la Bastille, où le sexe n’est plus tabou et où les nombreuses expositions répondront à toutes les questions que nous nous sommes posés un jour. Voir celles que nous ne nous étions jamais posées.
Enfin, Paris organise une grande campagne d’affichage jusqu’au 20 décembre: « 30 ans après, la lutte contre le sida reste capitale» ainsi qu’une exposition virtuelle en partenariat avec la Sorbonne ici!
Pour conclure, n’oubliez pas: « Face au sida, chaque euro en plus peut faire la différence!»
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